Le fonds Lucien Lefort sur POP

Le fonds Lucien Lefort sur POP

Le fonds Lucien Lefort sur POP

Origine et date: 
Quatre-vingt-dix tirages sur papier albuminé ont été numérisés et mis en ligne. Gendre de Juste Lisch (1828-1910), Lucien Lefort (1850-1916) exerça en grande partie sa carrière à Rouen. Il est nommé architecte en chef des Monuments historiques en 1887. La documentation de Lucien Lefort, versée sur la base Mémoire en 2019, propose désormais des notices illustrées. Les photographies concernent un certain nombre de monuments historiques de Seine-Maritime, parmi lesquels les églises Notre-Dame de Caudebec-en-Caux, Saint-Jacques de Dieppe, Saint-Jean d’Elbeuf et la léproserie de Saint-Julien-le-Chartreux au Petit-Quevilly. Pour Rouen, on note la présence de plusieurs vues de la cathédrale, des églises Saint-Maclou et Saint-Ouen et du palais de justice sur lequel Lefort est intervenu.
Artiste(s): 
1850
Sens (Yonne)
1916
Rouen (Seine-Maritime)

Biographie de Lucien Lefort

Né en 1850 à Sens (Yonne), Frédéric-Lucien-Didier Lefort devient architecte en chef de la Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime) en 1879. En 1884, il est élu membre de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen et des Amis des monuments rouennais. En 1885 il reçoit une médaille de première classe au Salon des artistes français. En 1887 il est nommé architecte en chef des Monuments historiques. La Légion d’honneur avec le grade de chevalier lui est octroyée en 1889, année où il reçoit une double médaille d’or à l’Exposition universelle. Il participe à la création des écoles régionales d’architecture et est nommé président de l’Association provinciale des architectes. Il prend sa retraite en 1913 et décède à Rouen en 1916.

Lefort s’est illustré dans une série de travaux de construction ou de restauration parmi lesquels figurent l’agrandissement du palais de Justice de Rouen, la construction de l’école normale de garçons de Rouen, du palais de justice et de la chambre de commerce de Dieppe et l’agrandissement du palais des consuls de Rouen. Il intervient également sur le château de Robert le Diable, construit l’école normale d’institutrices de Rouen, le bâtiment des archives de la Seine-Inférieure, les châteaux d’eau marégraphes de Rouen. Il travaille  sur plusieurs églises à Aumale, Saint-Saëns, Neufchâtel-en-Bray, Montivilliers, Bourg-Dun, Graville, Norville, Saint-Maurice d’Ételan, Villequier et Darnétal. Il construit la sacristie de l’église Saint-Maclou ainsi que le presbytère, le porche de l’église Saint-Vivien, l’église du Sacré-Coeur de Rouen et le château de Gaston Lebreton à Saint-Pierre de Varengeville. Il est l’auteur  de nombreuses écoles à Saint-Saëns, Sahurs, Bosc-Roger-sur-Buchy et Longrerue. Dans son département de naissance, l’Yonne, où vivait son père, également architecte, il construit le marché couvert de Joigny et le théâtre municipal de Sens.

Présentation du fonds photographique

Le fonds photographique de Lucien Lefort rassemble 90 tirages sur papier albuminé datés des années 1880. Nous ignorons par qui et quand ce fonds  été versé à la Bibliothèque et archives des Monuments historiques, actuel département des Archives et de la bibliothèque de la MAP. Lucien Lefort était le gendre de Juste Lisch : il est donc possible que les descendants de la famille Lisch soient à l'origine du versement. 

L’ensemble du fonds concerne la Seine-Maritime et pour une large part la ville de Rouen où Lucien Lefort exerça son activité d’architecte. 
Les photographies concernent un certain nombre de monuments historiques de Seine-Maritime parmi lesquels les églises Notre-Dame de Caudebec-en-Caux, Saint-Jacques de Dieppe, Saint-Jean d’Elbeuf et la léproserie de Saint-Julien-le-Chartreux au Petit-Quevilly. Pour Rouen, on note la présence de plusieurs vues de la cathédrale Notre-Dame, des églises Saint-Maclou et Saint-Ouen et du Palais de Justice sur lequel Lefort est intervenu.
Le fonds photographique Lefort comme un certain nombre de fonds d’architectes du XIXe siècle se compose de photographies acquises auprès de photographes professionnels dont quelques noms nous sont parvenus : Aubry et Grémouin, Ch. Aubry, Bisson, A. Chemin, Durandelle, A. Lefort, Émile Letellier, Casimir Lemoussin et Witz et Cie.