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Les visites virtuelles des expositions universelles et coloniales (1889-1937)

La MPP conserve des ensembles photographiques relatifs aux expositions universelles et coloniales.

Les objets

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EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889

Description L'exposition de 1889 couvre 96 hectares, réunit 35 pays participants et accueille du 5 mai au 31 octobre le chiffre imposant de trente-deux millions de visiteurs. L'Exposition se singularise par la présence massive et dominante de la Tour Eiffel, « défiant les lois de la pesanteur comme le goût artistique de l'époque » (Bertrand Lemoine). Plus de deux millions de visiteurs vont alors y monter. Le palais des Beaux-arts et des Arts libéraux, le palais des Industries diverses, la Galerie des machines participent de l'émergence d'une architecture qui entre dans l'âge du fer et de l'acier. Les photographes Les photographies proviennent notamment des fonds Alfred-Nicolas Normand et Moreau. → Découvrez les photographies de l'exposition de 1889 numérisées sur POP. 

EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889

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EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900

Description 51 millions de visiteurs se pressent sur les rives de la Seine, entre le 15 avril et le 12 novembre 1900, pour assister à une exposition exceptionnelle. La France entend « éblouir les nations » en présentant plusieurs centaines de bâtiments de tous styles. Le Grand Palais, qui succède au palais de l'Industrie construit en 1855, et le Petit Palais qui lui fait face sont destinés à être pérennisés. Exhiber les richesses de son empire colonial, affirmer « l'amitié franco-russe » (d'où la construction du pont Alexandre III), revendiquer l'excellence dans le domaine technologique (la France comme « berceau » du cinématographe ou du radium), sont quelques-uns des objectifs politiques associés à l'événement. C'est Paris « Ville Lumière » qui s'expose et le « style 1900 », académique et colossal, ne se confond aucunement avec l'Art nouveau, presque absent de l'exposition (Pascal Ory). Les photographes Les fonds de la MPP sont constitués notamment d'un ensemble de photographies des fonds Petit, Faucher Gudin, Lucien Roy (architecte de la section des régions françaises lors de l'exposition de 1900) ou d'amateurs comme Paul Lancrenon, Zola, ou Sénicourt.

EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900

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EXPOSITION COLONIALE DE MARSEILLE, AUTOMNE 1906

Description L'exposition coloniale de Marseille accueille 1,8 millions de visiteurs d'avril à novembre 1906 dans une cinquantaine de pavillons sur une vingtaine d'hectares au rond-point du Prado. Aux côtés des pavillons traditionnels, une nouveauté : la première exposition océanographique organisée en France. Les photographes Jules (1872-1932), Louis (1874-1946) et Henri (1876-1956) Séeberger.

EXPOSITION COLONIALE DE MARSEILLE, AUTOMNE 1906

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EXPOSITION INTERNATIONALE DES ARTS DÉCORATIFS ET INDUSTRIELS DE 1925

Description Organisée du 28 avril au 25 octobre 1925 avec la participation de 21 pays, l'exposition n'a pas la même ampleur qu'une exposition universelle. Elle s'en démarque également sur le plan architectural avec de nets partis pris d'innovation « qui excluent quasiment tout recours aux styles régionalistes ou au pastiche si convenus des expositions précédentes » (Bertrand Lemoine). Manifestation de l'Art déco, de l'esprit nouveau et des « machines à habiter » de Le Corbusier, des constructions de Mallet-Stevens, Peter Behrens, Constantin Meklnikov. Architecture extérieure et décoration intérieure s'affichent conjointement et le mobilier exposé s'inscrit en rupture avec les canons du 19e siècle. Les photographes Documentation émanant essentiellement du service des Archives photographiques. Un seul opérateur est clairement identifié sous le nom de Machard. Deux photographies de Thérèse Bonney.

EXPOSITION INTERNATIONALE DES ARTS DÉCORATIFS ET INDUSTRIELS DE 1925

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EXPOSITION COLONIALE INTERNATIONALE DE 1931

Description De mi-mai à mi-novembre 1931, Paris accueille dans le bois de Vincennes une exposition destinée à « promouvoir l'expansion coloniale devant un public de masse » (Volker Barth). 33 millions de visiteurs la fréquentent. Des pavillons mettent en scène les territoires colonisés sur 110 hectares. Le musée des Colonies (aujourd'hui Cité nationale de l'histoire de l'immigration) des architectes Laprade et Jaussely perpétue cette vision d'un « empire colonial ». La reproduction grandeur nature assure le succès de l'Exposition : le temple d'Angkor est reconstitué en taille réelle d'après les plans et les relevés de Gabriel Blanche. L'animation des pavillons par des artisans travaillant sous les yeux des visiteurs donne une dimension ludique et attractive à l'ensemble. Les photographes Roger Parry Thérèse Bonney : photographies de vases issus de l'atelier Rouard présentés dans l'un des pavillons. Joseph Blanchet : de nombreux documents photographiques proviennent du fonds Blanchet.

EXPOSITION COLONIALE INTERNATIONALE DE 1931

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EXPOSITION INTERNATIONALE DES ARTS ET TECHNIQUES DE 1937

→ Toutes les photos de l'exposition de 1937 sur la plateforme POP L'exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne ouvre au public du 25 mai au 25 novembre 1937. Le contexte politique est tendu : guerre civile en Espagne, conflit sino-japonais, agression italienne en éthiopie, Allemagne nazie. Au pont d'Iéna, le face à face des pavillons allemand et soviétique a marqué les mémoires, deux ans avant le déclenchement de la seconde guerre mondiale. Le pavillon de l'Espagne accueille la fresque de Picasso, Guernica. L'architecture moderne est très présente : pavillon de la Finlande signé Alvaar Aalto, de l'électricité signé Mallet-Stevens, de l'Union des artistes modernes de Pingusson. « Dans l'ensemble, la modernité est plutôt sage, et incorpore épuration des formes, blancheur des surfaces, et fluidité des lignes chères aux années 1930 à une inspiration classique » (Bertrand Lemoine). Les photographes H. Baranger (« Documentation photographique industrielle ») répond à une commande de Paul Léon, ancien chef des services d'architecture aux Beaux-arts de 1907 à 1919, alors commissaire général de l'exposition. Cet ancien chef du bureau des Monuments historiques avait, lors de la première guerre initié trois campagnes photographiques systématiques sur les destructions. Il demande à Baranger de montrer le déroulement du chantier de destruction puis de construction des pavillons pour l'exposition de 1937. François Kollar réalise un reportage de quatre-vingts vues à la chambre 18x24 du pavillon de l'Espagne républicaine. Il décore également le pavillon de l'agriculture avec Charlotte Perriand et produit une fresque photographique pour le pavillon Photo-Ciné-Phono.

Exposition internationale des arts et techniques de 1937, Pavillon de l'aéronautique
© Exposition internationale des arts et techniques de 1937, Pavillon de l'aéronautique
EXPOSITION INTERNATIONALE DES ARTS ET TECHNIQUES DE 1937