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Les fonds de la MAP

Les fonds de la MAP
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire EMILE ESPERANDIEU (AVANT 1908), CLIPPE ORNÉ D'UN BUSTE DE JEUNE HOMME
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire FACE LATÉRALE DROITE D'UN CIPPE AVEC TROPHÉE MONTRANT TROIS BOUCLIERS, DEUX POIGNARDS, UNE BIPENNE, UNE HACHE ET UN CARQUOIS REMPLI DE FLÈCHES, EMILE ESPERANDIEU (AVANT 1907)
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire EMILE ESPERANDIEU, SARCOPHAGE AVEC SCÈNE DIONYSIAQUE, AVANT 1907
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire EMILE ESPERANDIEU, BLOC AVEC TÊTE DE BOVIDÉ, AVANT 1907
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire EMILE ESPERANDIEU, BLOCS SCULPTÉS ET FRAGMENTS DE PILASTRE AVEC MASQUES SCÉNIQUES, AVANT 1908
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire EMILE ESPERANDIEU, STATUE D'UN CARNASSIER, AVANT 1908
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire EMILE ESPERANDIEU, STATUETTE D’UN PERSONNAGE ACCROUPI, AVANT 1913
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire EMILE ESPERANDIEU, TORSE D’UN DISCOBOLE, AVANT 1907
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire EMILE ESPERANDIEU, TÊTES MUTILÉES PARAISSANT DÉTACHÉES DE STATUES OU DE BUSTES, AVANT 1911
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire EMILE ESPERANDIEU, STÈLE ÉPIGRAPHE AVEC UN HOMME PORTANT UN COFFRET ET UNE BOURSE, AVANT 1913
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire
Négatif sur plaque de verre

Le fonds Emile Esperandieu versé sur Mémoire

L’auteur des photographies

Émile Espérandieu est un militaire et archéologue qui fût également conservateur du musée de Nîmes. Né en 1857 dans une famille protestante, il étudie au collège d’Alès avant de s’orienter vers une carrière militaire. Élève de l’École spéciale de Saint-Cyr, il est sous-lieutenant en 1880 et participe en 1882-1883 à l’expédition de Tunisie. C’est lors de son séjour dans ce pays que naît sa passion pour l’épigraphie et l’archéologie. À son retour en France, il est professeur de topographie et de géographie à l’École militaire d’infanterie. Devenu sourd, il doit quitter l’armée en 1910. Bien que mis à la retraite en 1913, il reprend du service à sa demande lors de la Première guerre mondiale. Cet authentique savant dont la bibliographie est impressionnante, est cependant mal accepté par les historiens et les archéologues de son temps qui lui reprochent de ne pas avoir reçu de formation classique. En revanche l’historien Salomon Reinach (1858-1932) qui reconnaît ses qualités intellectuelles, l’encourage et le soutient. En 1905, c’est probablement par l’entremise de cet éminent savant qu’il se voit confier par le ministère de l'Instruction publique la réalisation du Recueil général des bas-reliefs de la Gaule placée sous le contrôle scientifique de Salomon Reinach. Ce travail très favorablement accueilli par le monde de l’archéologie français et allemand, l’occupe durant une trentaine d’années. Émile Espérandieu est aussi chargé par le Comité des travaux historiques des fouilles du site d’Alésia entre 1906 et 1908. Il est conservateur du musée de Nîmes et des monuments romains du Gard en 1919, fonction qu’il occupe jusqu’en 1937. Décoré de la Légion d’honneur avec le grade de commandeur, Espérandieu est aussi membre de plusieurs sociétés savantes et dirige plusieurs revues. Il décède à Avignon en mars 1939.

Présentation du fonds

Il s’agit de 5135 négatifs sur plaques de verre de format 13 x 18 cm pour la plupart, avec quelques plaques 9 x 12 cm. La plupart de ces photographies ont été publiées dans l’ouvrage d’Espérandieu intitulé Recueil général des bas-reliefs de la Gaule romaine, édité entre 1907 et 1938.

En 2001 Henri Lavagne  est chargé par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de compléter l’inventaire réalisé par Espérandieu. Ce travail rendu nécessaire par les nouvelles découvertes réalisées depuis la parution du dernier volume du Recueil et de ses compléments, aboutit à la parution de plusieurs volumes du Nouvel Espérandieu. La nécessité de recourir à l’informatique pour assurer la plus large diffusion possible d’un corpus très volumineux s’impose rapidement. En 2003-2004, Henri Lavagne et Jean-Daniel Pariset, directeur de la MAP (1996-2015) décident de conjuguer leurs efforts pour mener à bien ce projet. Sur ses crédits propres, la MAP, fait numériser la totalité du fonds et remet les fichiers numériques correspondants au Centre Camille Jullian à Aix-en-Provence. De son côté, le Centre assure toute la logistique informatique et la saisie des notices des objets décrits dans le Recueil. Cette base de données, la base RBR (Recueil des Bas-reliefs), fruit de cette fructueuse collaboration, recense à quelques exceptions près, tous les bas-reliefs figurant sur les photographies d’Espérandieu conservées à la MAP. On notera l’existence d’une seconde base de données, la base NEsp (Nouvel Espérandieu) à laquelle la numérisation des photographies a également été profitable.

Pour le Recueil les objets figurant sur les photographies sont détourés tandis que sur les images originales le contexte dans lequel ils ont été photographiés est parfaitement visible. Il s’agit selon les cas d’une salle d’exposition permanente ou d’une réserve de musée, d’une bibliothèque (Chartres), de locaux appartenant à un particulier, d’un site archéologique, d’un champ ou d’un bâtiment dans lequel le bas-relief a été remployé. Le fonds Espérandieu et le Recueil comporte également de nombreuses reproductions de dessins anciens de bas-reliefs trouvés dans les archives. Sur la base RBR, si l’image de l’objet détouré est privilégiée, il est également possible d’accéder à l’image originale, éventuellement recadrée.

Les photographies sont  prises dans des conditions souvent très difficiles : « Une […] cause d’imperfection que je ne puis passer sous silence, est due à la médiocre qualité de quelques-unes des photographies dont je me suis servi. Je les aurai, certes, souhaité meilleures, mais tous les archéologues qui ont travaillé dans les musées savent, par expérience, combien il est difficile d’y obtenir de bons clichés ; l’éclairage y laisse souvent à désirer ; quant au déplacement des pierres qui permettrait d’y remédier, leur poids, leur entassement ou leur fixité sont de tels obstacles, qu’il est préférable, au moins dans la plupart des cas, de n’y point songer. » 

On trouve parfois plusieurs prises de vues réalisées du même endroit mais avec des réglages différents. Espérandieu qui n’a pas de fortune personnelle, photographie parfois plusieurs bas-reliefs sur la même plaque, sans doute par mesure d’économie. La lecture de ses images est parfois si difficile qu’il préfére recourir à d’autres photographies que les siennes et en cite les auteurs dans les notices du Recueil. Le fonds Espérandieu de la MAP ne concerne que les photographies d’Espérandieu publiées dans le Recueil. Comme l’indique Henri Lavagne , le ministère de l’Instruction publique n’avait autorisé que des reproductions en simili-gravure moins onéreuses que d’autres procédés, ce qui explique leur qualité médiocre.

Il rappelle que « si l'on examine les plaques de verre de format 13 x 18 qui sont les témoins de son énorme illustration, on est surpris de la grande compétence d'Espérandieu comme photographe [...] « commis-voyageur » de la sculpture gallo-romaine, comme il le dit plaisamment, transportant dans tous les musées de France sa lourde chambre noire photographique (4,8 kg) et les pesantes boîtes de plaques de verre qui sont nécessaires aux milliers de clichés exécutés. »  Les objets sont quelquefois mis en scène. Dans certains cas, ils sont pris in situ, avant leur transport dans un musée.

Dans la base Mémoire, l’origine des objets a été indiquée toutes les fois que cela était possible, éventuellement à partir des informations figurant sur les négatifs, notamment pour ceux présentant des objets qui ne sont pas publiés dans le Recueil. En effet Espérandieu photographie quantité de statuettes en bronze mais aussi bon nombre de céramiques, grecques pour la plupart, ainsi que des sculptures, bas-reliefs ou rondes-bosses conservés dans des musées italiens. On trouve également un petit ensemble de vues d’un site archéologique, peut-être le Vieil-Évreux ou Alise-Sainte-Reine et, plus inattendues, quelques images de lieux protégés par des sacs de sable prises juste avant la Seconde guerre mondiale.

Les objets photographiés, y compris ceux publiés dans le Recueil proviennent de France mais aussi d’Allemagne, de Belgique, du Grand-Duché du Luxembourg, d’Italie, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de Suisse. Certains d’entre eux ont aujourd’hui disparu ce qui confère un intérêt supplémentaire aux prises de vues d’Espérandieu.

Description des photographies

La quasi-totalité des informations contenues dans le champ « observations » de la base Mémoire provient des notices de la base RBR communiquées à la MAP par le centre Camille Jullian en 2018. Le texte en a cependant été allégé de façon à ne conserver que les informations relatives pour l’essentiel à l’iconographie du sujet représenté. La vocation de la base Mémoire est de décrire les photographies d’Espérandieu. Pour la description des objets, on consultera la base RBR. 

Autres sources

Des photographies d'Espérandieu sont également conservées au Palais du Roure à Avignon et au musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye. On trouvera la description de ces fonds dans la biographie d’Espérandieu de Henri Lavagne citée plus haut. Ce dernier indique également la présence d’archives provenant d’Espérandieu dans le fonds de la bibliothèque Méjanes à Aix-en-Provence et à la bibliothèque de l’INHA.

Isabelle Gui
Novembre 2020