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Compagnie universelle du Canal de Suez, Le cuirassé japonais Shikishima dans la courbe d’El Ferdane à Ismaïlia (Égypte), 1900 © Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du Canal de Suez, ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion restreinte
Compagnie universelle du Canal de Suez, Le cuirassé japonais Shikishima dans la courbe d’El Ferdane à Ismaïlia (Égypte), 1900.

Focus : le fonds photographique du canal de Suez

Le 17 novembre 1869 était inauguré le canal de Suez, en Égypte, en présence de l’impératrice Eugénie, d’Ismaïl Pacha et de nombreux représentants des empires européens de l’époque. Page importante de l’histoire de l’ingénierie française et du travail mené par Ferdinand de Lesseps (1805-1894) pour relier l’Europe à l’Asie sans avoir à contourner le continent africain, le canal maritime montra, dès ses débuts, ses limites en capacité de tonnage. Ses dimensions éveillèrent l’inquiétude dès le départ, et l’inauguration fut elle-même marquée par l’échouage d’un vapeur. Des travaux d’entretien et d’amélioration furent donc réalisés dès la fin du 19e siècle pour améliorer le potentiel du canal.


Dirigés par la Compagnie universelle du Canal de Suez (1858-1956), ces travaux furent documentés grâce à la photographie. Les clichés sont anonymes, rassemblés par références de dossiers. Pièces administratives, ils justifient le bon déroulement des travaux et les sommes engagées. Ils illustrent le dur labeur des ouvriers locaux engagés dans cette modernisation, le matériel utilisé pour la mise en œuvre, l’édification d’ouvrages d’art et de bâtiments spécifiques au fonctionnement du canal. Ils donnent aussi à voir les différents types de navires qui y circulent, ainsi que les quartiers résidentiels construits spécifiquement pour les employés égyptiens et les superviseurs européens.


Au début des années 2000, l’association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez a mis en dépôt au fort de Saint-Cyr ce fonds important, qui se compose de 1500 plaques de verre négatives ou pour projection, identifiées et datées de la première moitié du 20e siècle. À cet ensemble s’ajoute des maquettes et des matrices pour gravures représentant le canal et son tracé. Ils sont désormais accessibles en ligne sur la Plateforme ouverte du patrimoine (POP).

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