Congrès mondial des partisans de la paix, Varsovie (Pologne), 1950
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Histoire de la conservation-restauration et actualité de la recherche, Journée d’étude le 21 octobre à la MAP

à Charenton-le-Pont, auditorium de la MAP

Ouverte à tous, la journée déclinera le thème du restaurateur et de son œuvre autour de deux axes : l’histoire des pratiques de la restauration depuis le 18e siècle et les enseignements tirés de restaurations récentes sur des œuvres aussi diverses que des plaques de verre, la tapisserie de Bayeux ou la cathédrale Notre-Dame de Paris. La multiplicité des domaines abordés – photographie, architecture, orfèvrerie, sculpture, peinture, arts graphiques – répondra à la richesse des collections de la MAP et permettra un échange fructueux entre conservateurs, documentalistes, archivistes, restaurateurs.

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Inscription obligatoire à l’adresse → mediatheque.patrimoine@culture.gouv.fr

Adresse et accès
11 rue du séminaire de Conflans, 94220 Charenton-le-Pont
- Métro ligne 8 – Station Liberté
- Bus 24 ou 109 – Arrêt Pont Nelson Mandela

Présentation du passe sanitaire à l’arrivée à la MAP

PROGRAMME

9h - Accueil des participants

9h20 - Introduction de la journée, Gilles DESIRE DIT GOSSET

Session 1 : Président de séance : Jean-Michel LOYER-HASCOËT (sous réserve)

9h30-9h50 - Le restaurateur : un acteur oublié de la conservation des collections, Nathalie VOLLE

Au même titre que les mécènes, les collectionneurs, les marchands ou les fournisseurs de matériel pour artistes, le restaurateur est l’une des figures intermédiaires qui participe à part entière à l’histoire des œuvres. Si les premiers font, et depuis longtemps, l’objet d’études, la figure du restaurateur lui-même n’a jamais été au centre des préoccupations des chercheurs, malgré l’intérêt récent pour l’histoire de la restauration et l’histoire matérielle des œuvres.
L’exploration de ce nouveau champ d’étude est l’objet du Dictionnaire historique des restaurateurs de peintures et d’œuvres sur papier, Paris, 1750-1950, paru en 2020 sous la direction de Nathalie Volle, Béatrice Lauwick et Isabelle Cabillic, et coédité par les Éditions du Louvre et Mare et Martin. L’ouvrage regroupe plus d’un millier de praticiens : à ce titre, il ouvre une voie inédite à de multiples possibilités de recherches et d’études.

9h50-10h30 - Le Dictionnaire historique des restaurateurs de peinture (1750-1950), un outil pour approfondir l’histoire matérielle des œuvres, Béatrice LAUWICK et Isabelle CABILLIC

Au sein du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) est née l’idée d’explorer ce nouveau champ d’étude, grâce au dépouillement de nombreuses archives et publications professionnelles, afin de faire émerger les noms et les personnalités des restaurateurs de peinture et d’œuvres sur papier à Paris, de 1750 à 1950. Cette période correspond en effet à l’affirmation et à la reconnaissance d’un métier transmis notamment par l’apprentissage en atelier. Toutes les collections publiques et privées sont concernées, et ce, sur l’ensemble du territoire national, voire européen.

10h30-10h45 - Échanges avec la salle

10h45-11h - Pause-café

11h00-11h30 - Les apports du Dictionnaire sur l’histoire des restaurateurs de dessins (1750-1950), Natalie COURAL et Laëtitia DESSERRIERES

Au garde des dessins et à son « colleur de dessins » succède le conservateur, accompagné du monteur/restaurateur et de l’encadreur. Les chimistes et les scientifiques sont progressivement associés à la conservation et la restauration de ce type d’œuvre à partir de la fin du XIXe siècle, annonçant l’organisation moderne de la restauration. Si l’on considère cette évolution, force est de constater qu’elle n’est pas toujours linéaire : elle progresse par ruptures et reprises, par échanges entre responsables des collections publiques et ceux des collections privées, s’enrichissant du dialogue avec le monde de la science et celui des humanistes.

11h30-11h50 - Les archives de restaurateurs entrées récemment à la MAP, Gaëlle PICHON-MEUNIER

Attentive à la conservation des papiers, des photographies ou encore de dessins relatifs à une activité devenue une des facettes de l’histoire de l’art, la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine poursuit la collecte des archives de restaurateurs et d’ateliers de restauration ayant travaillé, exclusivement ou non, pour les Monuments historiques. Ouverts aux chercheurs, ces fonds complètent de façon directe les fonds publics et sont précieux pour la connaissance des œuvres.

11h50-12h10 - La restauration des négatifs photographiques du fonds Émile Zola (1840-1902), Bruno MARTIN et Lionel RIESS

Acquis par la MAP en 2017, le fonds Émile Zola se compose de plus de deux mille négatifs sur plaque de verre. Environ 530 d’entre eux manifestaient des dégradations, en majorité des décollements de la couche-image, mais aussi des fêlures, cassures, traces laissées par des adhésifs de mauvaise qualité. De décembre 2019 à février 2020, ils ont fait l’objet d’un traitement de conservation curative mené à bien par le restaurateur Lionel Riess. Sous la forme d’un dialogue avec ce praticien, la présentation vise à donner un aperçu des techniques auxquelles il eut recours et à évoquer les objectifs et la déontologie de la restauration des photographies, élément clef de leur préservation à long terme.

12h10-12h30 - Échanges avec la salle

12h30-14h - Déjeuner sur place

Session 2 - Présidente de séance : Isabelle CHAVE

14h-14h20 - Les photographies de Louis-Émile Durandelle (1839-1917) au service des chantiers de restauration des monuments protégés, Charlotte LEBLANC

Actif à Paris entre 1860 et 1890, le photographe Louis-Émile Durandelle produisit environ dix mille clichés d’édifices en construction ou achevés, ainsi que de plans des projets d’architectes (Opéra Garnier, hôtel-Dieu de Paris, Sacré-Cœur de Montmartre, tour Eiffel, gare Saint-Lazare, restauration du Mont Saint-Michel, des vestiges du château de Bercy). L’étude de ces photographies et des sources auxquelles elles se rattachent donnent de nombreux renseignements sur les pratiques professionnelles des architectes bâtisseurs et restaurateurs.

14h20-14h40 - Les « Toulouse » en Occitanie : histoire de la restauration des objets de trésors, Ariane DOR

Jean Taralon (1946-1957) et Georges Costa (1957-1966), dans le cadre de leurs fonctions d’inspecteurs des Monuments historiques exercées en Midi-Pyrénées ont mené une action remarquable en matière de révélation et de présentation de trésors. Cette politique a nécessité de très importants travaux de restauration des objets. La documentation de leur collaboration étroite avec Lucien et Jean-Claude Toulouse, orfèvres parisiens, permet d'étudier les méthodes de restauration au milieu du siècle dernier.

14h40-15h - La Tapisserie de Bayeux : bilan d’un constat d’état et actualité de la recherche, Mathilde LABATUT

Objet emblématique du trésor de la cathédrale de Bayeux, la célèbre broderie, unicum du XIe siècle, a fait l’objet, en janvier 2020, d’un constat d’état complet. Cette opération s’inscrit dans le projet de rénovation du musée et de la mise en place d’un nouveau dispositif d’exposition de l’œuvre. Cette présentation abordera la méthode et les outils utilisés pour ce constat d’état exceptionnel avant d’aborder les enjeux et les conclusions soulevés par cette étude.

15h-15h15 - Échanges avec la salle

15h15-15h30 - Pause

15h30-15h50 - Préserver les stigmates d’un sinistre : étude et conservation d’une sculpture en bois partiellement brûlée, Anne-Gaëlle CHURIN
Dans le cadre d’un master II en conservation-restauration des biens culturels, Anne-Gaëlle Churin étudie une statue de saint Tugdual en bois partiellement brûlée en 2016 lors de l’incendie de l’église de Trémel (Côtes-d’Armor). L’iconographie du saint évêque est à présent difficilement perceptible. Marquée par le feu, la sculpture n’est pas moins vulnérable aux facteurs de dégradation qui s’exercent dans les églises bretonnes. Ces recherches consistent à identifier les fragilités du bois carbonisé, les défis posés par la juxtaposition de matière brûlée et de bois épargné par les flammes afin de définir une méthode de stabilisation et de consolidation de l’œuvre.

15h50-16h10 - De la recherche à la restauration : point d’étape sur le grand chantier de Notre-Dame de Paris

La communication fera un point d’étape sur le chantier de sécurisation de la cathédrale et présentera l’articulation entre les avancées des groupes qui travaillent depuis le début de 2020 sur le chantier de la cathédrale Notre-Dame de Paris et celui de préparation du projet de restauration.

16h10-16h45 - Échanges avec la salle

16h45-17h - Clôture de la journée, Camille DUCLERT

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