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Personnalité du mois : Albert Ballu (1849-1939)

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Albert Ballu, Musée, Détail de la balustrade de la cour. Détail d'une porte. Plan de l'escalier. Détails de faïences. Détail des grandes portes de la cour. Vue perspective de l'escalier (Alger), 1884
© Albert Ballu, Musée, Détail de la balustrade de la cour. Détail d'une porte. Plan de l'escalier. Détails de faïences. Détail des grandes portes de la cour. Vue perspective de l'escalier (Alger), 1884

Fils et élève de l’architecte Théodore Ballu (1817-1885), Albert Ballu (1849-1939) fut élève aux Beaux-Arts de Paris et premier prix de Rome à l’âge de 23 ans. Représentant du mouvement éclectique dont se réclament de nombreux architectes français de la fin du XIXe siècle, il remporte plusieurs prix, dont celui de Bordeaux en 1876 (sixième prix faculté de médecine et de pharmacie). Nommé sous-inspecteur des travaux de l'hôtel de ville de Paris en 1872, il réalise le piédestal de la statue d'Etienne Marcel au pied du bâtiment, en 1885.

L’essentiel de la carrière d’Albert Ballu se déroule en Algérie : architecte diocésain d'Oran et d'Alger, puis architecte en chef des Monuments historiques de l'Algérie, il dirige les fouilles de Tébessa et des sites romains de Timgad (Thamugadi) et de Djemila (Cuicul) dont la MAP conserve les négatifs photographiques. En 1881-1882, il effectue une mission archéologique en Egypte. Il achève également la cathédrale d'Alger et celle d'Oran (1900-1912), et construit le casino de Biskra (1892-1898), la gare d'Oran, la médersa de Constantine (1909) et les pavillons de l'Algérie aux expositions universelles de 1889 et 1900. A son retour en France, il intervient d’abord en Charente, où il restaure de nombreux édifices (tours et hôtel de ville de La Rochelle, églises d'Esnandes et Chadenac), en Corse (oratoire de Saint-Michel à Murato, et église de Corbini), puis travaille en Bretagne (cathédrale de Doltour Solidor de Saint-Servan et église de Lamballe). A l’étranger, il construit le palais de justice de Charleroi (Belgique), celui de Bucarest (Roumanie) et le musée de Buenos-Aires (Argentine). Il prend sa retraite en 1921 et meurt en 1939.