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Les objets
Exposition
Studio Lévin Lucienne Chevert et Sam Lévin, histoire d'un atelier
Exposition à la La Maison/Nevers Scène conventionnée d’intérêt national Art en Territoire 2 bd Pierre de Coubertin, Nevers (58) Du 18 mars au 11 mai 2021 Entrée libre du mardi au vendredi de 10h30 à 18h30, samedi de 10h à 13h. En période de vacances scolaires : du mardi au vendredi de 13h à 18h. L'exposition rétrospective à la Maison à Nevers réuni 142 clichés. Les archives de la MAP ont été revisitées afin d’actualiser le regard sur l’histoire de l’atelier. Elle porte sur les coulisses de la photographie, les à-côtés de la mise en scène, les artifices, et l’arsenal technique nécessaire à la réalisation de ces images devenus iconiques. Il y a l’homme, avec son parcours singulier et son patronyme qui a fait la réputation d’un atelier de portraits, mais il y a aussi la collaboratrice, l’associée bientôt, talentueuse elle aussi. Parler du studio Lévin, c’est avant tout raconter un duo, décrire une «photographie à quatre mains» tant il est difficile de distinguer le travail de Sam Lévin de celui de Lucienne Chevert, dans une production de plus de 250 000 prises de vues réalisées pendant presque cinquante ans d’une carrière presque commune. L’histoire du studio Lévin est faite de périodes, de ruptures avec le passé et de changements de styles. Tout n’est que renouvellement et évolution dans les entreprises conjointement menées par les deux photographes de 1934 à 1983. Une longévité qui s’explique par une aptitude au changement et par une incroyable capacité à naviguer dans les eaux changeantes d’une société en mutation : la «manière Lévin» reflète les modes et les mœurs, incarne les goûts et les imaginaires d’époques aussi différentes que l’entre-deux-guerres ou les sixties. Cette exposition est une coproduction de la Maison/Nevers et de la MAP. > Les clichés du studio Lévin sont consultables sur POP
Exposition
Émile Zola, artiste-photographe
Exposition coorganisée par la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine et l’Université Sorbonne Nouvelle Maison de la Recherche 4 rue des Irlandais, PARIS du lundi au vendredi de 8h à 20h du 15 mars 2022 au 20 mai 2022 À côté du Zola nouvelliste et romancier, bâtisseur du cycle des Rougon-Macquart, du Zola journaliste et critique d’art, du Zola auteur de « J’accuse… ! », il existe un visage moins connu et exploré de l’écrivain, et pourtant tout aussi fascinant que les autres facettes : le Zola photographe. Conçue par le Centre Zola de l’ITEM et la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine (MAP), cette exposition, composée de tirages modernes réalisés d’après les négatifs originaux, fait le choix d’un ensemble resserré autour d’une vingtaine de photographies significatives à plusieurs titres. Leur cohérence réside dans l’éclairage privilégié proposé au public : tenter de comprendre ce que Zola appelait lui-même, à propos de sa vision d’artiste, « le mécanisme de mon oeil ». Quel photographe était-il ? Parce qu’il pratiquait un art révolutionnaire du 19e siècle, dont il suivait l’actualité technologique autant que la production, Zola, artiste-photographe, s’affirma d’abord comme un expérimentateur autodidacte, assoiffé de connaissances renouvelées, dont la maîtrise s’affina dans l’apprentissage réflexif sur l’étendue des années 1890 : visites des ateliers, essais d’un matériel de plus en plus sophistiqué, soumis aux aléas du développement des clichés. Aux prises avec les expériences techniques les plus inventives, Zola notait régulièrement ses observations studieuses dans un carnet de travail. Les voyages en Italie avec son épouse Alexandrine, l’exil londonien de 1898 après le scandale du « J’accuse… ! », les visites à Verneuil faites à Jeanne et aux enfants ont nourri les thèmes intimes, sociaux et artistiques qui ont commencé à construire les « albums » du grand chantier photographique dont il rêvait. On retrouve l’homme de la méthode et du programme, curieux et tenace. Rien n’était possible sans le labeur quotidien : à la devise de l’écrivain – nulla dies sine linea – pourrait répondre celle du photographe : pas un jour sans une image. C’est ce perfectionnement régulier qui noua la relation la moins naïve et la plus féconde entre le cerveau de l’homme et l’objet technologique : une pratique raisonnée qui donna libre cours au jeu des formes visuelles et créatrices d’un photographe qui avait le coup d’oeil juste et avisé. Dans ces images représentatives des thèmes favoris de Zola, on pourrait cependant repérer autre chose que des « instantanés » pris sur le vif, comme de simples détails notés au fil d’une enquête de terrain. Zola a le sens de la composition formelle des images, une poétique iconique insciente, aurait dit Flaubert, qui ménage, dans les tableaux de Paris, des équilibres et des symétries, des rimes et des rythmes plastiques, en somme un réseau de lignes de fuite et de plans qui évoquent soit la peinture, soit ces croquis topographiques que Zola dessinait en préparant ses romans. Cette intuition formelle, qui participe de la beauté des clichés, n’est jamais abstraite : elle sert la poésie et les symboles les plus profonds qui touchent parfois à la vie et à la mort. Elle transgresse les codes esthétiques de l’imagerie d’époque par des décentrages audacieux, des scènes simultanéistes inattendues, des surplombs panoramiques vertigineux ou, au contraire, étonnamment proches des pétales d’une fleur en gros plan. Elle privilégie l’énergie sur l’inertie : les mouvements corporels de Denise et Jacques qui courent vers l’objectif, les jeux dansants d’un cousinage dans le jardin, à Médan, les défilés spectaculaires des foules à l’Exposition universelle de 1900. Le photographe ose le flux de la vie contre la pose statique dans l’atelier conventionnel aux décors de carton. Quant à la poésie, sa tonalité est aussi diverse que ses thèmes évocateurs, depuis l’humour et la bonhomie des portraits de personnes et d’animaux de la basse-cour, jusqu’à la profondeur allégorique de la finitude humaine devant le Crystal Palace, à Londres, en pleine affaire Dreyfus. Cette exposition souhaite ainsi montrer, malgré sa taille modeste, que les archives photographiques de Zola font oeuvre, qu’on y décèle une singularité du regard sur l’arrière-plan des canons esthétiques d’époque, un « tempérament » d’artiste, aurait dit le romancier, et, plus encore, une signature esthétique personnelle, consciente des horizons ouverts par l’aventure photographique, comme preuve matérielle de ce qui est, comme charme énigmatique de ce qui semble paraître, au-delà de la croyance naïve de l’image comme copie fidèle de la réalité palpable. > Les négatifs d'Émile Zola sont accessibles sur Pop
Exposition
André Kertész in Corsica
Une exposition présentée au musée de Bastia du 5 novembre au 19 décembre 2020 par le Centre Méditerranéen de la Photographie en partenariat avec la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine.
L’exposition du Centre méditerranéen de la photographie présente 51 tirages modernes qui nous font redécouvrir le reportage sur la Corse réalisé par Kertész pour la revue Art et médecine en 1933. Depuis 1928, Kertész est l’un des photographes importants du magazine Vu, qui a donné à la photographie une place nouvelle dans la presse illustrée française. Ses premières images publiées dans Art et Médecine sont issues d’un reportage réalisé au pays basque en 1930 pour le magazine de Lucien Vogel. La revue réutilise les images de trois autres reportages, dont celui traitant de la Bretagne (1928) et ceux mettant en scène les lieux fréquentés par le maréchal Lyautey à Thorey, en Meurthe-et-Moselle, et par l’écrivain Maurice Barrès à Charmes et à Sion-Vaudemont, dans les Vosges. Parallèlement à l’utilisation des archives de Kertész pour de nombreuses illustrations d’articles consacrés à Paris et à l’Île-de-France ou sur celui consacré à la Savoie , la revue commande des reportages spécifiques au photographe, qui en profite pour renouer avec le monde rural et avec la photographie de paysages qu’il pratiquait pendant ses années en Hongrie . Ces reportages présentent des vues des villes et des campagnes environnantes selon le point de vue du photographe, dans une perspective narrative sans dénonciation des injustices sociales ou vision militante. Le reportage réalisé sur la Corse est caractéristique du travail effectué par Kertész pour la revue. Il est le seul qui soit bien documenté dans les archives du photographe. À l’été 1932, le comte Peraldi, président du syndicat d’initiative et touristique d’Ajaccio et de la Corse, demande au docteur Debat de s’intéresser à son île afin d’en promouvoir l’image. Le programme de publication est déjà bouclé pour quelques mois. La revue propose au photographe de réaliser un reportage spécifique sur l’île de Beauté au cours du mois de mai 1933. Le courrier précise qu’il devra illustrer les articles d’Abel Bonnard, Paul Morand et André Thérive. Les archives de Kertész permettent de retracer le reportage du photographe en Corse. Après avoir pris rendez-vous à Paris avec Anna de Marsan, le 1er mai, Kertész rencontre le docteur Debat jeudi 4 mai aux laboratoires de Garches. Ces rendez-vous ont sans nul doute pour objet de préciser le contenu des articles que le photographe doit illustrer. Il profite du voyage dans le sud de la France pour faire étape à la Villa Orlamonde, à Nice, où il rejoint la « comtesse Maeterlinck » . C’est probablement à ce moment qu’il photographie ce palais dont les images sont publiées dans le numéro de novembre 1933. Le 12 ou le 13, il s’embarque pour la Corse et son agenda devient muet pour une période de neuf jours. Dans ses bagages, il emmène trois appareils : un Rolleiflex, une petite chambre 9 x 12 cm et un appareil 6 x 9 cm. Un carnet de prises de vue permet de préciser les étapes du photographe sur l’île de Beauté du 14 au 20 mai. Il entame son circuit par le golfe de la Liscia, avant de terminer sa journée à Piana où son regard est attiré par les hommes assis à l’ombre de l’église. Le lendemain, après avoir déambulé dans les rues de Calvi, il visite l’île Rousse et Belgodère, dont il photographie le cimetière. Au soir, il prend une chambre à l’hôtel du Mouflon d’Or à Zonza, d’où il se rend à Porto-Vecchio avant de faire étape à Bonifacio. Il termine son périple à Ajaccio avant de rembarquer pour le continent. Comme à son habitude, il n’a pas photographié la Corse comme une destination de villégiature, mais les paysages et des moments de la vie quotidienne des habitants de l’île. En cinq ou six jours, cheminant en automobile sur des routes rocailleuses, il a réuni une centaine d’images alternant paysages et scènes de la vie quotidienne. Au-delà de son talent, cette série, par le nombre de lieux visités, montre l’implication professionnelle de Kertész. Après la publication de l’album en décembre 1933, le comte Peraldi, charmé par les photographies du numéro se rapproche de Kertész pour lui proposer de publier certaines de ses images dans un dépliant touristique sur la Corse à paraître en 1935 .
Exposition
PAUL NADAR, L'ŒIL EN SCÈNE
Cachan, théatre Jacques Carat, du 15 septembre au 15 novembre 2020
Cette exposition, coorganisée par la MAP, présente le travail de Paul Nadar, dont les œuvres sont conservées dans nos archives. En 1887, Félix Tournachon, dit Nadar se retire dans sa maison de la forêt de Sénart, laissant son fils Paul à la tête du célèbre atelier qu’il a créé au milieu des années 1850. Aux portraits officiels épurés et intimistes de Félix, Paul préfère des scénographies plus complexes, usant d’accessoires et de décors qui identifient le personnage photographié dans son rôle ou sa qualité professionnelle. Nombreux sont les comédiens et comédiennes qui défilent devant son objectif venant réinterpréter des scènes jouées à l’époque dans les plus grands théâtres parisiens. À travers les archives de la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine (MAP), riche du fonds de négatifs des ateliers Nadar père et fils, cette exposition présente les grandes figures de ce patrimoine théâtral, mais aussi la gestuelle, les costumes et les coulisses des séances de poses. COMMUNIQUÉ DE PRESSE PAGE SUR L'EXPOSITION SUR LE SITE DE LA MAISON ROBERT DOISNEAU
Exposition
LA MAISON BONFILS : UNE AVENTURE PHOTOGRAPHIQUE ENTRE CÉVENNES ET MOYEN-ORIENT
Musée du Colombier, Alès, du 18 septembre 2020 au 3 janvier 2021
Originaire des Cévennes, la famille Bonfils s'installe à Beyrouth en 1867 et y fonde sa Maison, afin de capter et commercialiser des « vues de tout l’Orient ». Elle photographie alors de nombreux sites au Liban, en Syrie, en l'Égypte, en Terre sainte, en Grèce, ou encore en Turquie, et réalise des portraits. Ces représentations sont aujourd’hui présentées au musée du Colombier à Alès dans cette exposition, coproduite avec la MAP. Elles invitent à voyager à travers l'histoire de cette famille et de saisir la diversité et la richesse de l’activité de la Maison Bonfils.
Exposition
Exposition Le Triomphe de la Couleur
Du 1er août au 15 octobre 2020, Médiathèque de Saint-Lô
Dans le cadre du colloque qu’elle organise à Cerisy, la MAP propose de découvrir une histoire de la photographie en couleurs, réalisée à partir de ses collections. Ses fonds, riches de plusieurs millions de négatifs et de tirages, permettent en effet de raconter cette appropriation de la couleur par les photographes, des difficultés techniques initiales jusqu’à sa domination actuelle. Une centaine d’originaux, des archives et plusieurs projections illustreront le propos.